Anti oxydants

Un antioxydant est une molécule qui diminue ou empêche l’oxydation d’autres substances chimiques. Bien que les réactions d’oxydation soient nécessaires à la vie, elles peuvent aussi être destructrices : les plantes et les animaux utilisent et produisent de nombreux antioxydants pour se protéger, tels le glutathion, la vitamine C et la vitamine E, ou des enzymes comme la catalase, la superoxyde dismutase et certaines peroxydases. Une déficience ou une absence de production d’enzymes antioxydantes entraîne un stress oxydatif pouvant endommager ou détruire les cellules. Les antioxydants empêchent la formation des molécules très réactives ou provoque l’élimination de ces espèces avant d’endommager les constituants de la cellule. Les antioxydants les plus connus sont le ß-carotène (provitamines A), l’acide ascorbique (vitamine C), le tocophérol (vitamine E), les polyphénols et le lycopène. Ceux-ci incluent les flavonoïdes (très répandus dans les végétaux), les tanins (dans le cacao, le café, le thé, le raisin, etc.), les anthocyanes (notamment dans les fruits rouges) et les acides phénoliques (dans les céréales, les fruits et les légumes). Un régime alimentaire riche en antioxydants permetterait de vivre « jeune » plus longtemps. Parmi les aliments protecteurs figurent entre autres les céréales complètes, le lait de soya enrichi en calcium, le parmesan, le yogourt, la carotte et le brocoli. Alors que les chips, la pomme de terre frite, les fromages gras, le lait entier et le riz blanc sont des aliments accélérateurs de vieillissement. Dès les années 1980, on envisagea une relation entre la consommation de fruits et légumes et un effet protecteur contre la cancérogenèse. Cette hypothèse, inspirée notamment par les effets bénéfiques du régime méditerranéen (plus précisément du régime crétois), ayant été confirmée par une vingtaine d’études, on supposa que l’effet antioxydant de certains aliments en était à l’origine. Débuté en 1994, l’étude française SU.VI.MAX a suivi pendant 8 ans près de 13 000 adultes âgées de 35 à 60 ans afin de déterminer l’efficacité d’une supplémentation journalière en vitamines antioxydantes (vitamine C, vitamine E et beta-carotene) et en minéraux (sélénium et zinc) à doses nutritionnelles, dans la réduction des principales causes de mortalité précoce (cancers et maladies cardiovasculaires). Ses résultats montrent que l’apport d’antioxydants, à des doses comparables à celles d’une alimentation saine, font baisser de plus de 30 % le risque de cancer et la mortalité des hommes. En revanche, aucune différence n’a pu être mise en évidence chez les femmes, peut-être parce qu’elles consomment plus de fruits et légumes que les hommes ou qu’elles fument moins.

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