A – Définitions

Acides amines

[en : Amino acid]

Constituants des protéines. Les protéines sont composées de 20 acides aminés différents. Leur nombre, combinaisons et enchaînements différents donnent lieu à des types de protéines différentes dont les fonctions varient.

Acides amines essentiels

[en : Essential amino acids]

Certains acides aminés sont essentiels, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas fabriqués (ou très mal) par notre organisme. Ils doivent donc être apportés par notre alimentation.

Acides gras

[en : Fatty acids]

Les acides gras sont les constituants de la plupart des lipides. On distingue les acides gras saturés, monoinsaturés et polyinsaturés et on les retrouve dans ces différentes formes selon les aliments qui les contiennent. L’excès d’acides gras saturés est néfaste pour la santé. Une nutrition équilibrée doit apporter des acides gras insaturés. Parmi les acides gras ployinsaturés on trouve notamment les oméga-3 et oméga-6

Acides gras essentiels

[en : Essential fatty acid]

Certains acides gras insaturés sont essentiels (l’acide linoléïque et l’acide alpha-linolénique par exemple), car ils ne peuvent pas être fabriqués par notre corps et doivent donc faire partie notre alimentation quotidienne. Cette caractéristique essentielle permet de souligner que, pour perdre du poids, il n’est pas cohérent de supprimer toute source d’acides gras car leurs fonctions au niveau des cellules et du système nerveux sont essentielles au maintien d’une bonne santé.

Activite physique

[en : Physical activity]

L’activité physique ne comprend pas uniquement la pratique d’une activité sportive de loisir ou de compétition, mais également toutes les activités de la vie quotidienne : taches domestiques, jardinage, travail, marche … En fait, il s’agit de toute forme de mouvements qui se traduit en une dépense énergétique, qu’on appelle aussi « brûler des calories« .

Additifs

Les additifs alimentaires sont des produits ajoutés aux denrées alimentaires commerciales (notamment aliments industriels) destinés à l’alimentation humaine et/ou à l’alimentation animale. Il peut s’agir de produits naturels, ou de produits synthétisés ( identique nature et artificielle). Concernant l’alimentation humaine, ils doivent dans la plupart des pays être portés sur l’emballage, dans la liste notée ingrédients. Les additifs choisis par les industriels doivent avoir été préalablement autorisés. Certains additifs sont utilisés depuis l’antiquité, dont le sel de mer ou les nitrites par exemple. L’industrialisation des modes de production s’est accompagnée d’une multiplication des additifs alimentaires. En 1991, le Comité du Codex sur l’étiquetage des denrées alimentaires a approuvé et défini les 23 noms de catégories d’additifs alimentaires qui a par la suite été adopté par la Commission du Codex Alimentarius. Les additifs autorisés se décomposent en plusieurs groupes : les agents colorants codés E1xx, les conservateurs alimentaires codés E2xx, les antioxydants codés E3xx, les agents de texture codés E4xx (dont les émulsifiants par exemple) et E14xx (amidons modifiés) et les autres catégories dont les édulcorants, exhausteur de goût, acidifiants etc. de code 5xx et supérieur.

Affsa

Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), créée le 1er avril 1999, est un établissement public français implanté à Maisons-Alfort dans le Val-de-Marne dont la mission principale est d’évaluer les risques sanitaires et nutritionnels présentés par tous les aliments, y compris l’eau, qu’ils soient destinés à l’homme ou à l’animal, dans le but d’alerter les pouvoirs publics en cas de nécessité et plus largement d’informer le public. Le but de cette création est de séparer l’évaluation scientifique, confiée à une agence indépendante, et les décisions politiques, parfois délicates à prendre, notamment lorsqu’elles impliquent des pays tiers, par exemple quand la France interdit l’importation de viande bovine aux hormones en provenance des États-Unis, ou de Grande Bretagne pour cause d’ESB. Cette création fait d’ailleurs suite à la crise de la vache folle.

AJR Apports Journaliers Recommandés

[en : Recommanded Daily Allowance RDA]

Les Apports Journaliers Recommandés sont des valeurs journalières déterminées par les spécialistes en nutrition les des principaux nutriments que nous devons consommer chaque jour : glucides, minéraux ou encore vitamines par exemple. Respecter ces recommandations permet d’éviter les carences. Les AJR ne prennent pas en considération l’âge ou le sexe ou les niveaux d’activité physique particuliers, les recommandations qui en tiennent compte s’appellent les ANC (apports nutritionnels conseillés). Les informations nutritionnelles que l’on trouve sur les étiquettes des aliments sont les AJR.

Aliment

La nourriture, ou l’aliment, est un élément d’origine animale ou végétale (parfois minérale), consommé par des êtres vivants à des fins énergétiques ou nutritionnelles. On parle alors d’alimentation. Les éléments liquides utilisés dans le même but sont appelés boissons, mais le terme de nourriture peut également s’y appliquer quand il s’agit de potages, de sauces, ou autres produits alimentaires. Les grandes familles d’aliments sont : boissons, corps gras, féculents, lait et produits laitiers, les fruits et légumes, les produits sucrés, et enfin, le groupe des viandes, poissons et oeufs. Ce sont sur ces 7 groupes d’aliments que le PNNS donne des repères de consommation journalière.

Alimentation avant l’effort

Pour aborder votre entraînement dans les meilleures conditions, il est préférable de prévoir une petite collation avant l’effort et de prendre le repas proprement dit après votre séance. Cette collation vous permettra non seulement d’éviter les fringales mais aussi un fonctionnement musculaire optimal. Elle pourra se composer de biscuits (par ex. pain d’épices ou portion de gâteau de l’effort) accompagné d’une boisson (de préférence eau ou jus de fruit dilué).

Aliments 1ere gamme

La 1re gamme correspond aux produits frais pour lesquels aucun traitement de conservation particulier n’est utilisé (fruits et légumes entiers frais, viandes et poissons non transformés…)

Aliments 2eme gamme

La 2e gamme concerne les aliments en conserve.

Aliments 3eme gamme

La 3e gamme concerne les produits congelés et surgelés (conservés à des températures entre – 18°C et – 4°C)

Aliments 4eme gamme

La 4e gamme concerne les fruits et légumes frais prêts à l’emploi (lavés, épluchés, égouttés, coupés et conservés dans une atmosphère sans air) ; la conservation est assurée entre 0 et 4°C.

Aliments 5eme gamme

La 5e gamme concerne essentiellement les plats cuisinés préparés à l’avance, puis conditionnés sous vide ; dans tous les cas, la conservation se fait au réfrigérateur (température de 0°C à 4°C).

Aliments Nomades

Aliments en portions individuelles et transportables destinés à être mangé partout et à n’importe quelle heure. Nos rythmes de vie, de plus en plus désynchronisés, font que sauter un repas, manger sur le pouce n’est plus aussi marginal qu’à une époque et certainement plus réservé à une minorité. Nos modes de vie et les nouvelles formes de travail impliquent parfois de sauter un repas, ou de prendre un sandwich sur le pouce en milieu d’après-midi. Les pratiques alimentaires nomades ne cessent d’augmenter : 33% consomment des français aujourd’hui dans la rue (contre 29% en 1996) et 27% consomment aujourd’hui dans les transports (contre 23% en 1996).(source: Cofremca) Le « manger dans la rue », jusque là perçu en France comme une véritable agression à la tradition française tant sur le plan culinaire que sur le plan social, s’est donc imposé. Et tous les industriels de l’alimentaire et de la restauration surfent sur cette tendance et de nouveaux produits voient le jour.

Allergie alimentaire

L’allergie alimentaire est une réaction d’intolérance de l’organisme à l’ingestion d’un aliment habituellement bien supporté par la majorité. Ces manifestations, parfois violentes,  surviennent généralement sur un terrain familial propice à l’eczéma, au rhume des foins ou à l’asthme. Les manifestations cutanées sont les plus fréquentes, mais il y a aussi des manifestations digestives. L’allergie peut ête aïgue et suivre immédiatement la prise de l’aliment, mais elle  peut aussi être retardée, méconnue et devenir chronique.

ANC

[en : Dietary Reference Intake DRI]

Les apports nutritionnels conseillés, couramment abrégé ANC, représentent des valeurs moyennes de chaques nutriments (macronutriments : (protéines, lipides, glucides) et micronutriments (vitamines, minéraux et oligoéléments) nécessaires pour assurer la couverture de l’ensemble de besoins nutritionnels. Ils sont évalués à partir de données scientifiques et sont calculés en fonction du besoin nutritionnel de groupes de population moyens comprenant des critères de l’âge, du sexe et de l’activité physique. Leurs valeurs évoluent en fonction des pays et ne sont pas fixes puisqu’ils sont régulièrement recalculés en fonction de l’évolution des recherches et découvertes en nutrition.

Atteindre les valeurs ainsi recommandées permet d’éviter tout problème nutritionnel, de s’alimenter pour atteindre un optimum au niveau forme et santé. Ne pas atteindre ces valeurs en tel ou tel nutriment ne signifie pas être en malnutrition ou en carence. Ces valeurs minimums pour ne pas être en carence sont appelés elles les AJR.

Anorexie

L’anorexie (du grec : ?νορεξ?α / anorexía, « absence d’appétit ») est, du point de vue strictement médical, un symptôme qui correspond à une perte de l’appétit. Ce symptôme peut s’observer dans de très nombreuses maladies organiques et psychiatriques. Quelle qu’en soit la cause, il peut conduire à la malnutrition et à ses complications. Dans les faits, le terme est abusivement utilisé pour désigner l’anorexie mentale qui est un trouble psychopathologique complexe et spécifique, au cours duquel il n’y a pas de perte de l’appétit mais au contraire une lutte active contre la faim. En psychiatrie, l’anorexie est un des symptômes principaux du syndrome dépressif.

Anti oxydants

Un antioxydant est une molécule qui diminue ou empêche l’oxydation d’autres substances chimiques. Bien que les réactions d’oxydation soient nécessaires à la vie, elles peuvent aussi être destructrices : les plantes et les animaux utilisent et produisent de nombreux antioxydants pour se protéger, tels le glutathion, la vitamine C et la vitamine E, ou des enzymes comme la catalase, la superoxyde dismutase et certaines peroxydases. Une déficience ou une absence de production d’enzymes antioxydantes entraîne un stress oxydatif pouvant endommager ou détruire les cellules. Les antioxydants empêchent la formation des molécules très réactives ou provoque l’élimination de ces espèces avant d’endommager les constituants de la cellule. Les antioxydants les plus connus sont le ß-carotène (provitamines A), l’acide ascorbique (vitamine C), le tocophérol (vitamine E), les polyphénols et le lycopène. Ceux-ci incluent les flavonoïdes (très répandus dans les végétaux), les tanins (dans le cacao, le café, le thé, le raisin, etc.), les anthocyanes (notamment dans les fruits rouges) et les acides phénoliques (dans les céréales, les fruits et les légumes). Un régime alimentaire riche en antioxydants permetterait de vivre « jeune » plus longtemps. Parmi les aliments protecteurs figurent entre autres les céréales complètes, le lait de soya enrichi en calcium, le parmesan, le yogourt, la carotte et le brocoli. Alors que les chips, la pomme de terre frite, les fromages gras, le lait entier et le riz blanc sont des aliments accélérateurs de vieillissement. Dès les années 1980, on envisagea une relation entre la consommation de fruits et légumes et un effet protecteur contre la cancérogenèse. Cette hypothèse, inspirée notamment par les effets bénéfiques du régime méditerranéen (plus précisément du régime crétois), ayant été confirmée par une vingtaine d’études, on supposa que l’effet antioxydant de certains aliments en était à l’origine. Débuté en 1994, l’étude française SU.VI.MAX a suivi pendant 8 ans près de 13 000 adultes âgées de 35 à 60 ans afin de déterminer l’efficacité d’une supplémentation journalière en vitamines antioxydantes (vitamine C, vitamine E et beta-carotene) et en minéraux (sélénium et zinc) à doses nutritionnelles, dans la réduction des principales causes de mortalité précoce (cancers et maladies cardiovasculaires). Ses résultats montrent que l’apport d’antioxydants, à des doses comparables à celles d’une alimentation saine, font baisser de plus de 30 % le risque de cancer et la mortalité des hommes. En revanche, aucune différence n’a pu être mise en évidence chez les femmes, peut-être parce qu’elles consomment plus de fruits et légumes que les hommes ou qu’elles fument moins.

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