B – Définitions

Baromètre sante nutrition

Depuis 1992, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et les principales institutions nationales en charge de la santé publique ont élaboré un dispositif d’enquêtes « Baromètre santé ». Répétées régulièrement, elles mesurent l’état de l’opinion, des attitudes et des comportements des Français vis-à-vis de leur santé. Elles permettent à l’Inpes d’apprécier l’évolution des connaissances et d’adapter ainsi les stratégies d’information et la mise en œuvre des actions de prévention et de promotion de la santé.

Le Baromètre santé nutrition 2002 donne des informations sur les connaissances, opinions et comportements de la population française en matière de nutrition. Que savent les 12-75 ans de l’alimentation, des liens entre celle-ci et certaines maladies ? Se sentent-ils bien informés ? Que représente pour eux le fait de manger ? Pensent-ils avoir une alimentation équilibrée ? Qu’est-ce qui influence la composition des menus ? Que et quand mangent-ils ? Comment structurent-ils leurs repas ? Où et avec qui les prennent-ils ? Comment se situe leur alimentation par rapport aux repères de consommation recommandés ? Ont-ils tendance à grignoter ? Comment les Français choisissent-ils leurs lieux d’achats ? Qu’en est-il de la pratique de l’activité physique ou sportive ?

Beurre

[en : Butter]

Le beurre est un aliment composé de gouttelettes d’eau dans la matière grasse d’origine laitière. A température ambiante, il est sous la forme d’un solide mou de couleur jaunâtre qui fond à la chaleur.
Conformément à la règlementation, le beurre doit contenir au moins 82 % de matière grasse d’origine laitière.
L’appellation « beurre salé » est réservé aux beurres avec plus de 5 % de sel et celle de « beurre demi-sel » pour ceux qui ont entre 0,5 % à 3 % de sel.
Le beurre « cru » est obtenu à partir de crème crue non pasteurisée, il se conserve très peu de temps.

Le beurre se consomme froid, mais sert également de matière grasse pour la cuisson des aliments à la poêle. La cuisson « au beurre » est traditionnellement répandue dans la partie nord de la France, par opposition à la partie sud de la France qui cuisine « à l’huile »
Mais le beurre cuit est moins digeste que le beurre cru. La température critique du beurre est de 130 °C. Au-delà de 130 °C, il se forme des composés toxiques et le beurre fume.
Le terme de beurre s’emploie également pour des substances grasses extraites de certaines plantes. Les beurres végétaux les plus connus sont :
* le beurre d’arachide
* le beurre de cacao
* le beurre de karité
Ces beurres comestibles sont notamment utilisés dans l’industrie du chocolat et des cosmétiques.

Boisson

[en : Drink or beverage]

Une boisson est un liquide nutritif que l’on absorbe en premier lieu pour apaiser sa soif, mais aussi pour le plaisir.  L’eau est la boisson la plus naturelle et la seule qui étanche vraiment la soif. L’eau est l’ingrédient principal de la majorité des autres boissons.
On parle en nutrition du groupe alimentaire des boissons où les recommandations sont de boire 1,5 litre d’eau par jour et de limiter la consommation de boissons sucrées et/ou alcoolisées.

Boisson d’attente

Comment s’alimenter en attendant le début de l’épreuve physique : utilité de la boisson d’attente. Entre votre petit-déjeuner (ou collation) et le début de l’activité sportive, il peut s’avérer payant de mettre en place une stratégie nutritionnelle adaptée pour éviter d’épuiser les réserves de glycogène, en particulier en cas de gros stress.  Le cerveau est un gros consommateur de sucres dont le bon fonctionnement et la bonne irrigation sanguine est toujours prioritaire, même en cas d’activité sportive intense. Pour éviter qu’il ne « consomme » toutes vos réserves glucidiques, surtout lors d’un stress important, il est conseillé de boire une boisson riche en fructose. L’avantage du fructose par rapport au sucre de table est qu’il stimule peu la sécrétion d’insuline. Ainsi, il va permettre d’apporter les nutriments nécessaires au fonctionnement cérébral sans que vous risquiez une hypoglycémie réactionnelle. Et vos réserves de glycogène seront mieux préservées. Cette boisson contenir 20 à 30g/l de fructose maximum pour éviter les problèmes digestifs. Vous pourrez la boire par petites gorgées quand le besoin s’en fera ressentir. Une fois l’échauffement débuté, les risques d’hypoglycémie réactionnelle liés à la consommation de glucides à index glycémique élevé sont moindres. Il est alors possible de commencer à consommer des produits de l’effort contenant des glucides rapides.

Boisson energisante

Une boisson énergisante est une boisson destinée à donner un regain d’énergie à son consommateur, en utilisant un mélange de différents ingrédients, dont diverses herbes herotiques. Les boissons énergisantes comportent le plus souvent une grande variété de composés organiques excitante comme la caféine, les vitamines de la série B, la taurine, la maltodextrine, l’inositol, la carnitine, la créatine ou le glucuronolactone. Quelques plantes contribuent aux arômes et effets proposés, parmi lesquels le guarana, différentes formes de ginseng, et de ginkgo biloba. L’ingrédient actif principal est la caféine, issue d’extrait de guarana et présente dans le café et le thé. Au Japon, le phénomène des boissons énergisantes date au moins du début des années 1960, avec la mise en marché de Lipovitan, similaire au Red Bull. La plupart des produits énergisants au Japon ne ressemblent pas à des boissons gazeuses, mais sont plutôt vendues dans des petits contenants en verre brun qui ressemblent à des contenants de médicament. Ces boissons, qui sont aussi produites en Corée du Sud, visent principalement les hommes d’affaires pour les aider à travailler de longues heures ou rester éveillé le soir à la maison. Au Royaume-Uni, Lucozade a été mise en marché en 1929 comme une boisson à l’hôpital qui « aide à guérir ». Au début des années 1980, elle est vendue comme étant une boisson énergétique qui « recouvre l’énergie perdue ». En Europe, les boissons énergisantes ont commencé à faire surface par Dietrich Mateschitz, un entrepreneur autrichien qui a développé le Red Bull, basé sur une boisson Thaïlandaise, le Krating Daeng, lui même basé sur le Lipovitan. Red Bull a été importé aux États-Unis en 1997 et en est toujours la marque dominante, avec des parts du marché d’à peu près 47 %. Les plus grands consommateurs de ces boissons sont les jeunes, ou les gens pressés. Près de 65 % des consommateurs sont âgés de 35 ans et moins.

Boulimie

La boulimie est un des troubles des conduites alimentaires, qui se caractérise par un rapport pathologique à la nourriture se manifestant par des ingestions excessives d’aliments, de façon répétitive et durable. Afin de compenser l’excès de calories ingérées, ou afin de se soulager de sentiments tels que colère, dégoût, pression scolaire, etc… la personne boulimique a recours à un ou plusieurs des actes suivants: Provocation du vomissement, Utilisation inappropriée de laxatifs et/ou de diurétiques, Exercice physique excessif, Imposition de restrictions alimentaires de type anorexiques afin de « rééquilibrer la balance ». Les causes de la boulimie sont complexes et multiples et sont issues d’une combinaison de facteurs émotionnels , comportementaux, psychologiques et sociaux. Ces facteurs sont paradoxalement très proches de ceux de l’anorexie mentale, les deux maladies étant fréquemment liées. Un même patient peut souffrir d’une combinaison des deux maladies, ou d’une alternance d’anorexie et de boulimie. La boulimie entraîne des comportements compulsifs de consommation de nourriture, en grande quantité, sur un court laps de temps. Les aliments choisis sont assez stéréotypés : aliments très caloriques, volontiers sucrés (gâteaux, crèmes, glaces,…) parfois salés (charcuterie, fromages,…). Le déroulement de la crise est marqué par un début brutal, avec sensation de malaise, de vide, de grande anxiété, que le patient ressent comme particulièrement pénible, et que l’ingestion massive et brutale de nourriture pourra calmer. Ce paroxysme anxieux se solde donc par la crise boulimique proprement dite, avec excès alimentaire, souvent accompagné de culpabilité, de perte de contrôle, et de sentiment de détresse face au trouble et à la honte d’avoir cédé à la pulsion. La crise peut durer jusqu’à ce que le malade ressente de violentes douleurs abdominales, signe que l’estomac est rempli, et signant souvent la fin de la crise. Le patient est alors souvent en prise à un malaise physique (associée à la douleur morale, la culpabilité, la honte) qui se résout souvent par des vomissements volontaires. Ces prises alimentaires sont souvent associées à un maintien du poids, en raison des tactiques de contrôle du poids plus ou moins dangereuses ou inefficaces : vomissements, prise de laxatifs, exercice physique, crise d’anorexie, diurétiques, lavements, médicaments coupe-faim.

Bruler des calories

[en : Burn calories]

Expression illustrant la conséquence des dépenses énergétiques du corps. En mangeant on absorde des calories. Le corps dépense des calories pour :
– son fonctionnement de base, appelé métabolisme de base. Il s’agit de la dépense minimum nécessaire à notre organisme pour faire fonctionner les organes au repos.
– transformer les aliments au cours de la disgestion, de l’absorption des nutriments et l’utilisation de ceux-ci pour fabriquer du muscle par exemple ou autre. Cela correspond à 10 % de la dépense totale sur 24 h.
– faire fonctionner les muscles lors d’une activité physique. Ce type de dépenses représente un faible pourcentage mais est très variable d’une personne à l’autre.
Il faut savoir que notre poids correspond à un équilibre entre les entrées et les sorties en énergie : si nous avalons plus de calories que nous en dépensons, nous grossissons, et inversement.

Brunch

[en : Brunch or bruncheon]

Un brunch, combinaison du petit-déjeuner (breakfast en anglais) et du déjeuner (lunch en anglais), est un repas qui se prend entre la fin de la matinée et le début de l’après-midi.

Apparu aux États-Unis, puis en Grande-Bretagne au XIXe siècle, le brunch commence à être connu en France dans les années 80. On trouve de plus en plus de cafés, hôtels et restaurants qui proposent des brunchs, principalement dans les grandes villes.
Le brunch se compose de :

– plats sucrés typiques du petit déjeuner : thé, café, chocolat, jus de fruits pour les boissons, ainsi que viennoiseries, toasts, tartines de pain, beurre, confitures, miel, céréales, lait …

– plats salés : œufs, brouillés, en omelette ou au plat, bacon, saucisses, fromages, parfois des salades, des tartes salées.

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